Muggenbrunn dans les années 1900
Les années 1900 marquent une période de transition: Le travail à domicile et le travail manuel se terminent et la production industrielle dans les usines débute. Le courant électrique, procurant lumière et force motrice, remplace la lampe à pétrole et la roue hydraulique. Les clôtures électriques font la relève des bergers. Sur les routes circulent de plus en plus de véhicules à moteur à la place des charrettes. Les montagnes et les paysages isolés sont découverts en tant que zone de repos et l'hiver se prête pour les activités sportives. Tout cela a un impact sur la vie des gens dans la forêt. C'est pourquoi ce parcours historique présente donc particulièrement ce tournant majeur d'une époque.
À l'apogée des mines d'argent de la colonie minière Todtnau on trouve la première mention de Muggenbrunn: Dans un document de 1483, une " Hoff ze Muggenbrunn " (=ferme de Muggenbrunn) est mentionné. Celle-ci appartient probablement à un nommé "Muggo "; peut-être que le nom est également une réminiscence au défrichage de la haute vallée. " Muggen"; des souches laissées en témoignent.
Elles montrent une fontaine en fonctionnement, conçue d'abord par les Archives générales d'Etat en 1901. Les armoiries parlantes décrivent ainsi la 2ème partie du nom de lieu " - brunn " (puits), l'abondance de l'eau dans la haute vallée avec ses ruisseaux et ses sources.
Les premières fermes dans le cadre de la fusion de l'argent conduisent à la création d'un village au XVIème siècle. Après le déclin de l'industrie minière, les villageois vivent principalement de l'exploitation des pâturages, de l'industrie forestière, de la transformation du bois, et du travail à domicile. Après la domination par le monastère de Saint-Blaise en 1809, Muggenbrunn devient un village indépendant. Il appartient alors au Grand-Duché de Bade. En 1900, le village compte 314 habitants, dont 2 protestants, 312 catholiques, 47 maisons, 60 ménages.
Muggenbrunn est un quartier de la ville Todtnau depuis 1974. Le tourisme détermine en grande partie la vie quotidienne. En tant que station climatique reconnue, le village de montagne, situé entre 952 m et 1280 m d'altitude, est une station de vacances appréciée en été comme en hiver.
Carte de 1902 (modifiée)
Petit parcours du village: ligne jaune
Durée ½ heure de marche, facile
Sujets: les métiers, l'école, les pompiers, le ski ; bâtiments particuliers, l'énergie hydraulique et la production d'électricité, la gastronomie et l'hôtellerie, l'industrie de brosses, le peintre Wolff, le tourisme
Grand parcours du village: ligne jaune + ligne jaune discontinue
Durée 1 heure de marche, parfois un peu plus ardu, ~100 m de dénivelé
Sujets: construction routière et trafic, la maison typique de la Forêt-Noire, l'agriculture et l'économie pastorale, l'exploitation forestière, les fonctions publiques dans la commune, le tourisme
Ligne Rouge: limite du territoire de Muggenbrunn
Muggenbrunn dans les années 1900
Faute de moyens financiers de la pauvre commune, les enfants de Muggenbrunn doivent attendre jusqu'en 1836 pour avoir un bâtiment scolaire. Auparavant, ils ont été enseignés dans des locaux d'école privés. La maison est construite par le charpentier local Johann Mühl. Un petit clocher est posé sur le toit du bâtiment. La cloche sonne pour le début des classes, les horaires de prière et en cas d'urgence.
A la fin du 19ième siècle le bâtiment comprend la salle d'école, la salle du conseil municipal, des archives et une cellule de détention situées au rez-de-chaussée; au premier étage se trouve l'appartement de l'instituteur. Derrière la maison est un hangar de pompiers.
Les coûts seront couverts par une coupe de bois exceptionnelle et par un emprunt.
Comme " ornement de la salle de classe " la commune doit acheter un tableau avec le portrait de son Altesse Royale le Grand-Duc Friedrich Ier de Bade. En 1896 la maison est déjà alimentée en courant électrique.
Aux environs de 1900 31 enfants en moyenne fréquentent l'école. Jusqu'à l'abolition des frais de scolarité en 1902 un fonds caritatif d'école prend en charge les enfants pauvres en payant les besoins scolaires nécessaires et les frais de scolarité.
Cette école et les enfants ont vu beaucoup de professeurs, auxquels on se souvient encore. Comme première institutrice Mlle Liehl enseigne en 1918 - année de guerre.
Aujourd'hui, les enfants de Muggenbrunn vont dans les écoles de Todtnau et de Todtnauberg.
Photo: Les écoliers du village avec leur instituteur en 1900
Muggenbrunn dans les années 1900
Autrefois le feu était nettement plus dangereux qu'aujourd'hui, en particulier dans les villages de la forêt-noire. D'une part, c'est à cause des maisons construites en bois et recouvertes de bardeaux. D'autre part, c'est à cause des foyers et des sources de lumière dans la maison. La torche de pin illumine les pièces encore longtemps au cours du XIXème siècle. C'est plus tard que les bougies et des lampes à pétrole apportent plus de sécurité dans la manipulation du feu. D'ailleurs les foyers dans la cuisine pour les cuisinières et les poêles en faïence continuent à comporter un risque d'incendie. Le feu doit être maintenu et gardé à cause des risques d'incendie et d'absence d'allumettes au début du XIXème siècle.
Le corps des sapeurs-pompiers à Muggenbrunn est constitué de 71 hommes; ce sont presque tous les hommes du village aptes au travail.
En cas d'incendie des coursiers préviennent les localités d'Aftersteg, de Todtnau, de Todtnauberg et de Wieden. Un clairon donne l'alerte sur place. Tous les propriétaires de chevaux viennent avec leurs chevaux au hangar des pompiers pour transporter la pompe avec l'équipe et l'équipement sur le lieu de l'incendie. Pour leurs services ils reçoivent une indemnité journalière en fonction de la durée de leur mission. En cas de non-parution ils sont menacés d'une amende de 5 à 10 Marks. Le premier sur place reçoit une récompense de 2 Marks.
C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que 8 femmes font partie du corps des sapeurs-pompiers de Muggenbrunn pour la première fois. Aujourd'hui, la section des sapeurs-pompiers de Muggenbrunn fait partie du corps des sapeurs-pompiers de la ville de Todtnau.
15 Juillet 1689
des troupes françaises brûlent 10 maisons
27 Janvier 1900
incendie à l'auberge " Zum Grünen Baum "
19 Octobre 1921
incendie à la maison Mühl, " Salzhäuser "
13 Mai 1926
incendie à l'usine de brosses Kiefer
11 Mai 1949
incendie à l'usine de brosses Mühl
13 Décembre 1995
incendie au " Waldhotel Notschrei "
26 Octobre 1998
incendie à la maison Kunz, " Oberhäuser "
07 Septembre 2004
2ième incendie à l'hôtel " Zum Grünen Baum "
En outre d'innombrables interventions lors de petits incendies et en renfort aux villages voisins lors de tempêtes et d'accidents.
Image:
Pompe No. 11 de la Cie. Grether de Freiburg, acquise pour 1340 Marks, en service chez les sapeurs-pompiers de Muggenbrunn de 1890 à 1949. Pour tenir compte des déplacements dans les régions montagneuses, le châssis est léger et surbaissé en même temps et construit de façon extrêmement solide. En plus il y a une luge pour l'hiver. Des places sont disponibles pour 4 hommes; pour le maniement de la pompe il faut une équipe de 10 hommes. Le réservoir de la pompe contient 400 l. 270 l d'eau peuvent être projetés par minute jusqu'à 32 mètres.
Muggenbrunn dans les années 1900
Dans les années 1880 le Dr. Tholus, ancien médecin de bord, habitant Todtnau, commande une paire de skis en Norvège. Ses tentatives de ski enthousiasment ses amis, qui fondent le premier club de ski d'Allemagne en 1891 à Todtnau. Rapidement le Ski s'étend aussi vers Muggenbrunn. En 1906 au " Franzosenberg " une première course de ski qui dépasse le cadre régional a lieu, gagnée par Hilda Maier. Les skis sont construits en bois de frêne et sont fortement courbé vers la pointe, afin de mieux surmonter la neige profonde.
En 1922 un club de ski est fondé à Muggenbrunn, il organise aussi du ski de randonnée. Les pionniers de ce sport comprennent Adolf Thoma et Karl Bernauer, qui passe l'examen de moniteur de ski en 1930. C'est là que débutent les cours de ski qualifiés à Muggenbrunn. Peu après la Seconde Guerre mondiale le ski connait une reprise rapide. C'est depuis 1949/50 que Franz Bernauer dirige l'école de ski, à partir de 1952 en possession du diplôme national de moniteur de ski. De 1955 à 1987 Franz Bernauer est membre et entraîneur de l'équipe allemande des moniteurs de ski.
(Montagne des Français)
Le Franzosenberg est souvent lieu de compétitions régionales, nationales et internationales de ski. Aujourd'hui, les sports d'hiver alpins et nordiques sont un facteur important du tourisme local.
Muggenbrunn dans les années 1900
Le " Salzhaus " (maison du sel) date probablement de 1770. Son nom et celui de la maison voisine provient de l'extraction du salpêtre. Le salpêtre est obtenu en grattant des fosses à fumier ou des planchers d'étable. On a besoin de salpêtre pour la fabrication de poudre à canon.
La longueur de cette maison est frappante. La croissance démographique, des réflexions économiques, la disponibilité de places de construction à peu près planes ont conduit à construire des maisons jumelles: des deux côtés de la croupe sont les parties résidentielles; les dépendances sont entre les deux. La limite passe par un couloir commun d'alimentation du bétail. Ces maisons allongées sont appelées " Archen " (arches). Le nom exprime une ambiance de sécurité dans une époque mouvementée et dans un environnement inhospitalier.
Plus tard, la partie centrale de la maison est également aménagée. La maison partagée dans le sens de la longueur héberge maintenant six familles.
Fritz Ludin écrit dans son livre d'aubergiste: " Aujourd'hui j'ai aménagé le " Coin de Dieu " dans la pièce. A l'avant du coin sombre se trouve une niche... Sur le mur de la partie basse j'ai peint Muggenbrunn avec sa chapelle et toutes les fermes avec en arrière plan les montagnes bleues, et j'ai mis un crucifix ressemblant à ceux qu'on trouve ici aux bords des chemins. Depuis, je peux faire apparaître dans la nuit et par la lueur du réverbère le village entier dans la pièce... Sur la planchette j'ai posé une figurine de Dieu le père entourée de quelques statuettes d'anges. "
Dessin 1:
" Les habitants de la maison de sel en 1917 " dessiné par Fritz Ludin, professeur à Freiburg et habitant de la maison du sel
Dessin 2:
"Coin de Dieu dans la maison du sel " dessinée par Fritz Ludin le 5 avril 1918
Muggenbrunn dans les années 1900
Hermann Wolff, né le 8.9.1893 à Steppach, fait des études après la période scolaire à l'école normale. En 1914 il est convoqué à l'armée et participe en tant qu'officier aux combats de la Somme. C'est là, qu'il est grièvement blessé et perd une jambe.
Après la guerre il réalise un très ancien souhait: en 1917 il commence des études à l'académie des Beaux Arts à Karlsruhe, puis il enseigne à Mannheim. Son évolution artistique est fortement soutenue par le Professeur Walter Conz. Il est appellé au Ministère de l'Education du pays de Bade situé à Karlsruhe et se voit attribuer un poste d'enseignant à l'Académie des Beaux Arts. Beaucoup de ses oeuvres sont détruites dans les incendies de 1942 et 1944.
Après la seconde guerre mondiale, il s'installe avec sa famille à Muggenbrunn dans le " Molerhüsli " (maisonnette du peintre). C'est de là que sont réalisés beaucoup de ses tableaux représentant des paysages des alentours du Feldberg - en particulier ceux avec de magnifiques motifs près de Muggenbrunn. Dans nos restaurants, notre ancienne mairie et dans bien des maisons privées on peut admirer de ses œuvres. Dans l'après-guerre il a certainement échangé de ses peintures en alimentation - du pain, du beurre, du lait et d'autres produits naturels afin de nourrir sa famille.
Après la mort de son épouse, le peintre quitte son village bien aimé de Muggenbrunn et déménage chez ses enfants à Karlsruhe, où il meurt à l'âge avancé de 98 ans.
Muggenbrunn dans les années 1900
Le moulin de Muggenbrunn est mentionné pour la première fois en 1724. Le meunier Ferdinand Ernst acquiert la propriété en 1869. Le ruisseau Langenbach propulse la roue hydraulique.
L'eau est acheminée à découvert dans un canal en bois. Alfred Ernst met le moulin hors service après les années 1920. La boulangerie et l'épicerie restent en activité jusqu'en 2001.
La production d'électricité commence à Muggenbrunn déjà avant 1900, tout d'abord dans la forge de Gregor Mühl au pont du village. L'artisan meunier Alfred Ernst s'y joint en exploitant également une turbine dans le cours d'eau.
La forge fournit l'électricité dans la partie nord, le moulin dans la partie sud du village. Tous deux alimentent chacun environ 30 familles en électricité pour l'éclairage. La livraison d'électricité est également permise pour les moteurs, les fers à repasser et les autres choses, mais seulement du matin au soir. En été, les turbines peuvent être arrêtées dans l'après-midi. Seulement à partir de 1920, le producteur de la forge réunit les conditions pour l'éclairage électrique de la partie haute du village, les Oberhäuser.
Aujourd'hui, le surplus d'électricité du vieux moulin est injecté dans le réseau général.
arte postale colorée: le moulin en 1904
Photo : La turbine de 1936 aujourd'hui
Muggenbrunn dans les années 1900
Le bâtiment, construit en l'an 1740, est aménagé comme auberge en 1758 par Johann Wißler. Il dirige l'auberge durant 50 ans. En 1835, l'administration du canton de Schönau est informée que cette auberge serait parmi les plus anciennes de la région. 1839 Wißler construit une maison en face avec piste de danse et quelques chambres. " Zum Grünen Baum " (à l'arbre vert) est l'auberge du " beau monde " du village.
En 1881, " Zum Grünen Baum " devient en plus bureau de poste, puis un peu plus tard une station télégraphique. En temps que titulaire de la poste, Jakob Wißler touche une rémunération annuelle de 50 Mark. C'est aussi l'arrêt pour les diligences de la Poste avec abreuvoir et changement de chevaux. A Todtnau est créée la compagnie " Motorverkehr Freiburg - Todtnau GmbH " en 1904, qui elle aussi met également en place sa station d'arrêt à " Zum Grünen Baum ". En 1915, la ligne des diligences de la poste est arrêtée et remplacée par une ligne de cars. Le tarif est de 15 Pfennig par kilomètre.
En janvier 1900, l'auberge est détruite par un incendie. La même année, elle est reconstruite dans le style régional. La dernière patronne est Helga Hauf, née Wißler. L'auberge ferme en 1989. Pour quelques années la maison est adaptée pour accueillir des rapatriés et des immigrants arrivant des pays de l'est. En 1996, Hubert Albiez, hôtelier du " Waldhotel Notschrei ", reprend l'auberge. Après un nouvel incendie en 2005, l'hôtel est rénové complètement, tout en préservant l'originalité d'une maison de la forêt-noire.
Image: Carte postale 1910
Muggenbrunn dans les années 1900
Toutes les communes autour de Muggenbrunn ont leur église ou une chapelle bien avant 1900. Une fondation de Martin Hölzle, habitant le village voisin d'Aftersteg, permet la construction d'une chapelle dans le village où la municipalité met á la disposition le terrain nécessaire pour un prix de 75 Marks. " Le premier octobre de l'année 1899… a été posée la première pierre de cette chapelle... Muggenbrunn, actuellement une filiale de la paroisse de Todtnau,... désirait depuis longtemps être en possession d'une chapelle. Pendant des années on la désirait ardemment en vain et on priait le Rosaire les dimanches devant une Croix dans les champs... "
(extrait de l'acte de pose de la première pierre 1899)
Des recueillements sont désormais possibles dans la chapelle consacrée à St. Cornelius. D'ailleurs les villageois doivent se rendre à la messe dominicale à Todtnau jusqu'en 1950. Parfois, des achats seront effectués après le passage à l'église.
Après que la chapelle s'avère à long terme trop petite, la nouvelle église est construite sur la Schmelzplatz . (place du point de fusion) et inaugurée en 1954. Le vicaire Josef Vienenkötter, de l'évêché de Münster, a de grands mérites dans ces efforts. Les villageois soutiennent la construction avec des dons mensuels convenus. Même les enfants contribuent à la construction de l'église avec quelques Marks, gagnés avec la collecte de myrtilles. Le clocher de la chapelle est enlevé, elle sert alors pour un temps bref comme temple à la paroisse protestante; aujourd'hui, elle est propriété privée.
Photo : Vue du lieu durant l'hiver 1910 (à gauche la chapelle)
Muggenbrunn dans les années 1900
Après 1810 on commence à Muggenbrunn tout d'abord par l'usinage de bois pour brosses, puis avec la fixation des poils de la brosse comme travail à domicile et enfin avec la fabrication de brosses.
Vers la fin du IXème siècle, il y a quatre usines à bois pour brosses dans le village, parmi elles celle de Johann et Gottlieb Andris. L'usine se compose de la maison d'habitation, du bâtiment d'usine, et de la grange. Pour entrainer les machines de production on utilise l'énergie hydraulique du ruisseau. A l'âge de 31 Andris est victime d'un accident de charrette à Fribourg. L'entreprise est transférée à la veuve en 1902, puis à son second mari, Karl Wißler, fils du patron de l'auberge " Zum Grünen Baum ". Le dernier usineur de bois pour brosses est Matthäus Günter, gendre d'Anna Andris, qui essaye de poursuivre cette fabrication encore après la Seconde Guerre mondiale.
Dans le village il y a 26 foreurs de bois et lieurs de brosses. Les poils de la brosse sont enfilés dans le bois de la brosse par du travail à domicile. Des familles entières, y compris les enfants, participent à cette production. Des marchands ambulants même appartenant aux familles vendent les brosses dans une vaste zone jusqu'en Alsace et en Suisse.
Depuis 1970, des chambres modernisées sont mises en place dans le domaine. Toujours en possession de la famille, il figure sous le nom de " Landhaus Günter " comme pension bio - avec autonomie énergétique et sans émissions.
Muggenbrunn dans les années 1900
En 1873 Johann Hablitzel brasse la première bière avec son père Martin. La première mention de l'auberge " Zum Adler " (à l'aigle) date de 1879 ; une installation de brasserie est documentée en 1880. Son besoin d'activité ne laisse cependant pas de repos à Johann Hablitzel. Avec sa femme et ses enfants, il se rend en Suisse, où il devient un entrepreneur prospère. Le restaurant est loué à son frère Josef. Celui-ci gère l'auberge pendant plus de 40 ans. Le " Adler " devient l'auberge du village, où on reste volontiers pour bavarder ou pour jouer aux cartes en risquant quelques Pfennigs ou Marks ou peut-être même un champ.
L'aubergiste du " Adler " fait aussi le commerce des besoins scolaires tels que cahiers, papier, craie. Il est également charretier; en cas d'incendie il est obligé de mettre un cheval à disposition des sapeurs-pompiers et en cas de grand gel de mettre de l'eau chaude à disposition et de la transporter sur le lieu de l'incendie pour dégeler la lance à incendie.
Encore aujourd'hui le " Adler " - hôtel trois étoiles - est toujours une entreprise familiale.
"L'honorable Johann Hablitzel de Bâle, qui est originaire d'ici et qui a ici sa maison paternelle, est nommé citoyen d'honneur. Depuis de nombreuses années, il a fait parvenir d'importantes sommes d'argent aux enfants scolarisés ici pour chaque Noël par sympathie et amour de sa patrie. "
(Décision du conseil municipal du 17/12/1926)
Muggenbrunn dans les années 1900
En 1842, un député écrit au gouvernement du Grand-Duc: " J'ai l'honneur de soumettre à l'attention de la chambre haute une demande des municipalités de Todtnau, Muggenbrunn, et Aftersteg..., concernant la construction d'une route de Fribourg par Todtnau dans le Wiesental… Messieurs, laissez-nous assurer que le repas simple de l'habitant actif de la forêt-noire ne soit pas entravé comme jusqu'alors par l'absence d'une route..." L'industriel Meinrad Thoma de Todtnau et l'ingénieur du grand-duc et planificateur de routes dans des terrains difficiles, Friedrich Julius Gerwig de Karlsruhe, font partie des supporteurs.
En 1847, le premier versement pour la route arrive. Déjà en 1852, Gerwig fait remarquer que la route nécessiterait également " une surveillance et un entretien efficaces ". Malgré la charge du budget de la municipalité de Muggenbrunn, des sorbiers et des cerisiers sont plantés des deux côtes de la route.
En 1860, la ligne omnibus hippomobile est ouverte. La durée du déplacement de Fribourg vers Todtnau dure environ 5 heures. Une ligne d'autobus ouvre en 1920 lors d'une cérémonie. La ligne va de Fribourg en passant par Kirchzarten et Muggenbrunn vers Todtnau et Schönau. Trois trajets quotidiens en été et deux en hiver sont prévus. Aujourd'hui la route par le Notschrei est la liaison entre les vallées de la Wiese et de la Dreisam.
Photo 1: Mémorial sur le Notschrei, rappelant l'ouverture de la route en novembre 1849. Les cérémonies devaient être annulées à cause d'une épaisse couche de neige.
Photo 2: En 1904 la société " Transports automobiles Fribourg Todtnau GmbH " a été créée; il y avait aussi un arrêt à Muggenbrunn
Muggenbrunn dans les années 1900
Pour la préparation de nouvelles cartes topographiques, la mairie de Muggenbrunn rend compte à Karlsruhe en 1874: " La scierie ayant existé sur la gauche, à environ un kilomètre en amont du village a été démontée et ne sera plus reconstruite comme telle. " En fait, à cet endroit, toujours appelé "die Säge", une scierie a été exploitée depuis 1750 au profit des deux villages de Muggenbrunn et d'Aftersteg. Parce qu'il est bien plus facile de transporter les grumes en descendant la vallée, une nouvelle scierie commune est construite au-dessus du village d'Aftersteg.
Mais la place continue d'être utilisée. Dans les années 1850, le bucheron Donat Kiefer construit ici un bâtiment incluant une roue à eau pour la fabrication de bois pour brosses. Cette roue à eau, alimentée par le ruisseau Trubelsbach, a ainsi entrainé à l'aide de transmissions les machines de travail du bois. Même après un incendie et sa reconstruction après 1926 la roue à eau est en service. Dans les années 1950, elle vient en complément d'un moteur diesel jusqu'à ce que le tout soit remplacé par des moteurs électriques.
Dans les années 1900, des voitures hippomobiles transportent les bois bruts pour brosses sur la nouvelle route à travers le col du Notschrei vers Freiburg. Des assembleurs de brosses sont approvisionnés avec ces bois pour brosses, ainsi que les colporteurs qui transportent les brosses finies par les anciens chemins marchands aux fermes et dans les villes. Les descendants de Donat Kiefer ont produit des bois pour brosses jusqu'en 1989. Ensuite, le bâtiment de l'usine devient habitation. Suite au prénom usuel d'une habitante, " Sägers' Frieda ", l'ancien nom du lieu a survécu.
Photos :
Approvisionnement en eau à coté de la maison vers la roue à aubes
Roue hydraulique / transmissions
Porteur de brosses
Muggenbrunn dans les années 1900
Fin du XVIIème siècle, dans l'une des guerres expansionnistes de Louis XIV pour la suprématie en Europe, Fribourg tombe sous la domination française. Louis XIV charge son ingénieur des fortifications, Vauban, de fortifier Fribourg. Pendant la guerre suivante, la guerre de succession du Palatinat, en 1689 Muggenbrunn et Todtnau sont pillés et incendiés. Une ligne défensive, avec des retranchements et des tranchées de Muggenbrunn jusqu'à Zell et Gersbach est établie afin d'arrêter les assaillants. De cette époque date le nom de " Franzosenberg " et au sommet de la crête le lieu-dit Auf der Schanz (au retranchement).
En été, la floraison des prairies au Franzosenberg est magnifique; ces prés fournissent l'herbe pour le foin ou le regain, et servent de pâturage aux bovins et moutons. Le petit ravin au pied de la "montagne des Français" s'appelle " Höll ", venant du mot " hell " signifiant " pente raide ".
En hiver, les skieurs alpins descendent en slalomant élégamment la pente de ski longue de 600 m. En quelques minutes, ils ont laissé derrière eux les 180 mètres de dénivelé. Depuis 1953, la montée est devenue facile. C'est là que le premier téléski a été inauguré. Par ailleurs, c'était le deuxième téléski dans toute la Forêt Noire. Avec les remontées mécaniques au " coin perdu " ci-dessus, les skieurs ont même une piste de 1,5 km comprenant environ 320 mètres de dénivelé.
Photo:
Le téléski au Franzosenberg après 1954
Muggenbrunn dans les années 1900
Au 19ème siècle la maison, construite en 1766, abrite jusqu'à quatre familles. Toutes entretiennent une petite exploitation agricole. En outre, les différents chefs de familles ont différentes professions tels que verriers, tailleurs, bouchers, fabricants de brosses, cantonniers. A la fin du 19ème siècle une famille émigre en Amérique comme beaucoup d'autres.
La partie occidentale de la maison - monument protégé aujourd'hui - a une histoire particulière. Après 1919 des associations utilisent la maison, dont l'association des compagnons de Fribourg. Ces foyers d'associations ont été très populaires au cours du mouvement d'estivants.
Dans les années 1930, le conseil municipal se penche sur la demande d'Helene Edler de Fribourg qui souhaite y installer une pension de familles. La concession est attribuée sous réserve de conditions, telles que l'amélioration des installations sanitaires et l'interdiction de proposer des boissons alcoolisées. C'est ainsi que la " Vegetarische Pension Altes Haus " (pension végétarienne vielle maison) voit le jour. L'idée correspond à la pensée anthroposophique de la logeuse. Cinq chambres sont disponibles pour l'hébergement des hôtes.
Le docteur Renz de Fribourg, alors propriétaire dans ces années-là de cette partie du bâtiment, adopte alors le nom de " Altes Haus " (vielle maison) pour sa partie de bâtiment. La propriété est connue dans le village sous ce nom. Dans les années 1970, le nom devient " Café-Pension Altes Haus ". La gastronomie sera fermée en 1978.
Muggenbrunn dans les années 1900
Dans les années 1900, il y a 45 maisons habitées à Muggenbrunn résident 314 personnes dans 72 ménages. Les maisons sont construites de la fin du XVIIème jusqu'au XVIIIème siècle. Cette maison de 1774 a conservé son aspect d'origine. Des maisons de ce type sont appelées " Schauinslandhaus " (maison Schauinsland).
Le type de Schauinslandhaus existe à une altitude de 1100 mètres. La maison est parallèle à la courbe de niveau. Pour obtenir un fond plat pour la maison, peu d'excavation est nécessaire et seul le mur de soutènement vers la vallée doit être construit plus épais et plus haut. Du coté du versant de la montagne on peut facilement accéder en charrette dans le grenier à foin sous le toit. L'énorme toit en croupe couvre toute la maison, il protège contre le vent et les intempéries. Il est couvert de bardeaux. Les bardeaux de pin et d'épicéa mesurent 50x12 cm et se chevauchent quatre fois. Pour cette maison, il faut environ 45.000 bardeaux. Ces bardeaux sont fabriqués par des artisans dans les longs mois d'hiver.
La partie habitée se trouve coté soleil levant. Du côté de la montagne se trouve un puits avec un abreuvoir pour les animaux. La plus grande partie du Schauinslandhaus occupe la partie économique avec un couloir d'alimentation et les écuries. Devant la maison il y a généralement un petit jardin. Le propriétaire présent a aménagé un beau jardin de fleurs et de légumes.
Muggenbrunn dans les années 1900
Le nom s'explique facilement par l'emplacement de la ferme. Elle a été construite en 1784. Le Winkel est ainsi décrit par une assurance d'incendie en 1855: " la maison se compose d'une habitation, y compris la grange avec l'étable sous un même toit, elle est entièrement construite en bois, le toit est couvert de bardeaux, les fondations, le sous-sol et les embases sont maçonnés. "
Tous les résidents de Muggenbrunn sont principalement des agriculteurs. Les coupes d'herbe dans les pâturages privés au début de l'été - le foin - ou au début de l'automne - le regain - fournissent la nourriture aux animaux pour les hivers.
La commune possède des prés communaux - " Allmende ". Les parcelles communales sont partagées entre les habitants du village en possession de leurs droits civiques. Des prés communaux sont déclarés par exemple ici aux Oberhäuser, à la zone située au-dessus de la Oberhäuserstraße. Au dessus de ces prés jusqu'á la lisière du bois s'étendent les pâturages communaux, depuis le Hohfels (rocher haut) jusqu'á la vallée du ruisseau Trubelsbach. En 1904 sont comptabilisés au village 13 chevaux, 163 bovins de la race régionale, 62 porcs, 40 chèvres, et 194 poules. Le matin dans les années 1900, les propriétaires mènent leurs animaux aux pâturages; le coût de pâturage diffère entre bovins, chèvres et moutons. Les bergers sont payés avec cet argent. Outre ces bergers, les agriculteurs du village mettent un commis à disposition pour seconder les bergers principaux proportionnellement au nombre d'animaux qu'ils ont en pâture. Les écoliers assument aussi cette tâche.
Seules les clôtures électriques, qui ont vu le jour au milieu du XXème siècle, ont permis de se passer des bergers.
Photo 1: Départ matinal des bovins aux pâturages
Photo 2: Récolte de foin dans la rue du village
Muggenbrunn dans les années 1900
Dans un document à Saint-Gall, datant de 868 après Jésus Christ, apparait pour la première fois le nom de " in saltu Svarzwald ". L'aspect grave et sombre est la raison de cette désignation. La Forêt Noire étant une forêt avec une variété d'espèces, composée de chênes, de hêtres et de sapins n'était pas " noire ". Seule aux plus hautes altitudes se trouvent des épicéas. Cela change jusqu'en 1900 quand 60% d'épicéas et 40% de hêtres sont enregistrés.
Les colons défrichent la forêt pour le pâturage. Le bois est utilisé de multiples manières: par les mineurs dans les mines d'argent, plus tard pour la production du minerai de fer, par les charbonniers, les souffleurs de verre, les producteurs de résine, les multiples artisans du bois sont les grands consommateurs de bois au Moyen Age et au début de l'époque moderne. Au XVIIIème siècle ont lieu de vastes livraisons de bois par exemple vers Bâle et Fribourg, où existe une forte demande de bois de construction et de bois de chauffage. Le bois est principalement transporté par flottage: le bois en grumes et en buches est transporté par la rivière Wiese vers Zell, puis par un canal de flottage jusqu' à Bâle. Ainsi au milieu du XIXème siècle, les pentes autour de Todtnau et de Muggenbrunn deviennent presque chauves. Sur ces pentes dégagées l'épicéa qui est replanté méthodiquement prospère de façon formidable. Avec l'épicéa la forêt devient " noire ".
Die Todtnauer Waldteilung (le partage des forêts de Todtnau) définit en 1838 la propriété de la forêt de Muggenbrunn. Avec une gestion forestière strictement réglementée, la forêt devient une source importante de revenus. Elle permet par des coupes exceptionnelles non seulement la construction de l'école et de la chapelle mais aussi la mise en place du réseau électrique.
Ces coupes doivent être approuvées par le Ministère des Finances de Bade et elles devront être compensées dans les années suivantes. Avec l'incorporation de Muggenbrunn dans la ville de Todtnau en 1974 la forêt appartient aussi à la ville, qui est aujourd'hui le quatrième des plus grands propriétaires forestiers du Bade-Wurtemberg.
Plan des forêts communautaires de Muggenbrunn édité en 1832 - illustré pour la compréhension. Il décrit l'inventaire forestier de 203 hectares de " hêtres et épicéas avec sapins ". Les prés et champs communaux autour du village, la vallée déboisée du Trubelsbach, la scierie, et le bâtiment scolaire comme point de repère sont reconnaissables.
Muggenbrunn dans les années 1900
Dans les années 1900, la municipalité de Muggenbrunn a attribué plusieurs fonctions publiques: comptable communal, secrétaire de mairie, policier municipal, garde champêtre, chasseur de souris et de taupes, poseur de bornes, garde forestier, cantonnier et sage-femme.
En 1878, la commune a délégué la fonction de garde forestier à Ferdinand Maier. Il porte un uniforme de drap gris et une casquette grise avec bandeau vert foncé. Partout il emmène son clairon. Ses fonctions comprennent la réparation des chemins forestiers et la supervision de la pépinière. Il surveille les délits forestiers et l'endommagement de chemins. Maier reste en fonction jusqu'à sa mort en 1911. Son fils Karl lui succède. En 1938, celui-ci est nommé " Förster " (forestier), sous condition que cette nomination ne comportera pas une augmentation de salaire.
Les devoirs du cantonnier ont surement été bien pénibles en hiver. Il est responsable du dégagement de la neige des routes, il doit veiller à ce que le " trajet d'hiver " reste ouvert. Les propriétaires de chevaux doivent lui fournir des chevaux pour tirer le traîneau de déneigement. Lors de fortes pluies, le cantonnier doit ouvrir les dérivations d'eaux le long des routes. Comme le garde champêtre, le cantonnier porte un insigne réglementaire.
Chaque municipalité indépendante doit nommer une sage-femme. Ainsi le 25 août 1894, 26 femmes de Muggenbrunn élisent leur sage-femme Maria Steck, habitant les Obere Häuser (maison hautes). Le contrat entre elle et la commune doit être signé par son mari. Les femmes qui souhaitent offrir des aides à l'accouchement, doivent prouver leur qualification et leur bonne réputation à l'administration du canton. Les sages-femmes ont dans leur valise de sage-femme environ 45 équipements médicaux différents, mais aussi des gouttes d'Hoffmann et du désinfectant.
Image: Hiver 1936, à la maison No. 22: traîneau de déneigement avec 7 chevaux pour la route Todtnau-Notschrei
Muggenbrunn dans les années 1900
Cette maison de l'année 1777 classée monument historique à linteau de porte est l'une des plus anciennes maisons. Fidel Thoma vit ici avec sa femme à la fin du IXème siècle. Il est agriculteur et assembleur de brosses. De l'usine de brosses, il reçoit des bois à brosses finis. Dans les trous pré-percés il enfile les poils de brosse par travail à domicile. Pour cela il utilise un banc, où il attache un étau de montage et y fixe le bois de brosse. L'assemblage de brosses aide Fidel Thoma à gagner sa vie en plus de l'agriculture.
La partie habitée de la maison se trouve du coté soleil levant. Une visiteuse écrit: "... un grand pot de café et de lait et du pain sont sur la table de chêne. Je suis justement assise en face du vieux poêle de faïence avec ses carreaux verts. Un banc en pierre encore partie de ce poêle. Les deux sont alimentés en bois de chauffage depuis la cuisine qui se trouve au milieu à la maison. " Le poêle dans la maison est aussi ancien que la maison. Certains carreaux sont décorés avec un motif d'œillets, témoignage de richesse des fermes du XVIIIème siècle. Ces motifs d'œillets sont courants dans le sud de l'Allemagne, dans la haute Alsace et au nord de la Suisse.
Les noms des premiers résidents sont gravés dans le banc de pierre entourant le poêle: Johan Wunderle et Veronika Kunz, des noms toujours fréquents à Muggenbrunn.
Muggenbrunn dans les années 1900
Le tourisme commence à Muggenbrunn dans les années 1890. Fin du XIXème siècle, il est devenu chic de quitter la ville pendant l'été et de partir à la campagne. Ceux qui ne possèdent pas de résidence secondaire en campagne, séjournent dans les hôtels ou chez des particuliers. Pour atteindre les stations d'été, les voies de communication sont importantes. Ainsi l'inspection grand-ducal des eaux et de la construction des routes à Lörrach constate qu'un nouvel itinéraire via Notschrei - Schauinsland apporterait pour le " tourisme de la saison estivale toujours très animé, l'avantage non négligeable d'un accès plus facile. "
Après la guerre de 14-18 Muggenbrunn instaure une taxe touristique afin de soutenir le tourisme renaissant. En 1934 le bureau de la Mairie constate: " Plusieurs particuliers louent des chambres ou des appartements entiers. De cette façon, l'argent vient de l'extérieur du village. Il a été prouvé que l'industrie touristique se combine bien avec des petites fermes rurales de montagne. " En 1931, les deux hôtels accueillent environ 1.250 visiteurs venus d'Allemagne et quelques 90 venus de l'étranger. Déjà fondée en 1929, l'association de tourisme renait dans les années 1950. Avec son propre office de tourisme le village peut garder le contact et rejoint l'association touristique de la Haute Forêt-Noire. Une " Haus des Gastes " (maison d'hôtes) est fondée et en 1991 le titre de " station climatique " est acquis. Muggenbrunn mise sur l'expérience et l'apprentissage de la nature dans le paysage montagneux entre le Feldberg et le Belchen. Le nombre de nuitées plaçant Muggenbrunn en 2ième dans la ville de Todtnau illustre que cette approche est bien choisie.
Annonce dans la brochure commémorative à l'occasion de l'inauguration du téléférique du Schauinsland le 17/07/1930: Muggenbrunn entre 974 et1120 m d'altitude. Station climatique de montagne située dans une vallée ensoleillée et protégée entre les montagnes Feldberg, Belchen et Schauinsland. Variété d'excursions et de randonnées. Recommandé pour les besoins de repos et les souffrances nerveuses. Centre de sports d'hiver, de beaux paysages enneigés, endroit magnifique. Arrêt de la ligne d'autobus postaux Fribourg - Todtnau. Renseignements et brochures d'information illustrés par l'office du tourisme.
Restaurant et Pension " A l'Aigle " Maison recommandée avec excellente cuisine et cave, chambres sympathiques, chauffage central, pension 5,50 DM Propriétaire : Aug. Hablitzel. Tél. 283 à Todtnau.
Restaurant et pension " A l'Arbre Vert " Arrêt de la ligne d'autobus postaux, bonne maison bourgeoise, pension à bas prix Propriétaire : Jos. Wissler. Tél. Station postale auxiliaire.